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19 déc. 2017

Star Wars Les Derniers Jedi : La dilution d'une franchise


Gros coup de blues en sortant de la salle de cinéma après avoir vu Les Derniers Jedi. Le 7ème opus bénéficiait quant à lui d'une immense vague de nostalgie qui lui a permis d'adoucir les critiques, malgré des lacunes évidentes. Cette suite ne peut pas se prévaloir de ce traitement de faveur, elle est marqué au fer rouge "Disney", à tel point que j'ai eu le sentiment de me retrouver devant un Marvel, avec une scène d'introduction avec un humour dans la lignée des Gardiens de la Galaxie... La caution de personnages cultes des deux premières trilogies (Luke, Leia, Chewie etc..) ne suffit pas à conférer à ce film l'épaisseur d'un Star Wars, ils sont ici utilisés comme un levier marketing pour légitimer le film vis à vis des fans de la première heure, ils sont ensuite jetés comme des vieilles chaussettes usagés (Ford dans le 7, Mark Hamill dans le 8), donnant le sentiment, au vieux fan que je suis, de s'être fait manipuler.

Je passe sur les moments comiques foireux, sur les placements publicitaires intempestifs (après Bb9 ou 8 je ne sais plus, on a droit au totalement inutile Porg), pour m'arrêter deux minutes sur le casting : ayant pris grand soin de respecter les différents quotas pour être certain de cibler tous les publics (*mode cynique on* un acteur latino, un black, des personnages féminins mieux mis en avant) (un deal à 4 Milliards de $ faut bien l'amortir! *mode cynique off*) , après deux films je suis conforté devant ma première impression sur Adam Driver : outre le charisme d'huître (normal c'est la saison!!  ^^), l'écriture et l'interprétation du personnage ne m'ont fait ressentir aucune empathie avec lui: là où nous sommes supposés comprendre son tiraillement entre le bien et le mal (accessoirement vulgaire resucée de l'intrigue de Vador), je ne vois qu'un personnage perdu et ennuyant - un ado colérique - sur qui repose une grande part des enjeux de l'histoire. Le scénario ne prends pas le temps de poser les choses, d'apprécier où de détester le personnage - tout va trop vite, et résultat aucune émotion dans les tournants de l'histoire de Kylo Ren.

Quant à Rey, le personnage est prometteur, et la révélation sur sa parenté déjoue les pronostics, mais j'attends encore qu'elle s'affirme comme un  personnage féminin fort... Pour l'instant, je ne retiens d'elle que cette scène totalement absurde, où on sexualise sa relation avec Kylo Ren en mettant ce dernier torse-nu...

Je comprends la volonté d'adapter la saga pour qu'une nouvelle génération la découvre, mais les hommages tournent quasiment tous au ridicule, pêle-mêle : Luke qui jette son sabre laser (annihilant totalement la puissance émotionnelle de la dernière scène du Réveil de la Force), et surtout l'apparition raté de Maître Yoda, devenue une caricature, loin du personnage iconique qui a marqué la saga...

Bien sur à ce niveau de budget, le film est une merveille en terme d'effets spéciaux, les scènes de batailles sont puissantes et bien ficelées mais j'attends bien plus d'un Star Wars.

Bref, on a un produit parfaitement marketé que Disney va pouvoir dupliquer à l'infini, cette semaine a marqué le rachat de l'activité cinéma de la Fox par Disney. On a pas fini de manger des produits (on pourra enlever le terme film) interchangeables, et ainsi pouvoir humblement apporter notre contribution à la majoration des dividendes versées aux actionnaires de Disney, avec Georges Lucas en premier d'entre eux... (pour rappel http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/disney-lucas-les-dessous-financiers-d-un-accord-parfait-298076)

PS : cette review peut se faire taxer de nostalgie excessive : elle l'est sans doute, mais j'ai apprécié les deux premières trilogies car pour moi Star Wars se résumait à une tragédie familiale, politique, teinté d'un mysticisme plaisant, le tout enveloppé dans un univers SF brillamment constitué. Cette troisième trilogie semble œuvrer à désacraliser une saga mythique pour en faire un produit de consommation courant... La Magie est partie en même temps que Luke Skywalker^^

C'était la review chagrin, mais à la hauteur de la déception vécue ! 

11 févr. 2014

Dallas Buyers Club [Jean-Marc Vallée]

Avant toute chose je plaide coupable, il y a encore quelques temps j'avais placé Matthew Mcconaughey sur ma black list (en cause notamment, un visionnage traumatisant de Magic Mike) puis je l'ai redécouvert dans Mud ou déjà c'était beaucoup mieux. En début d'année, j'ai commencé True Detective (série HBO à découvrir !!) ou il excelle pour finir par me laisser tenter par Dallas Buyers Club et c'est sans regret car il aligne des prestations de grandes qualités dans ses dernières productions !


Dallas Buyers Club est un film américain sorti le 29 Janvier 2014, nommé aux oscars, il a été réalisé par Jean-Marc Vallée avec au casting outre Mcconaughey, Jared Leto, Jennifer Garner (trop rare depuis la fin d'Alias^^) et Denis O'Hare. (Feu roi du Mississippi xD)

L'histoire se situe au milieu au années 80 à Dallas, Ron Woodroof simple électricien se fait diagnostiquer du VIH lors d'une hospitalisation consécutive à un banal accident du travail et le verdict des médecins est sans appel, il lui reste 30 jours à vivre...

Cette maladie va littéralement transformer son existence, toute son cadre de vie change car ses amis proches le rejette, il perd son emploi et doit faire face à l'acceptation de sa maladie. Passé ce stade s'enclenche une quête du bon traitement à trouver pour prolonger au maximum son espérance de vie. 

Cette quête débouchera sur la mise en place du Dallas Buyers Club... Association à la limite de la légalité ayant pour but de proposer une alternative en terme de soins à ceux proposés par le circuit officiel de la médecine américaine.

Je n'en dis pas plus sur le contenu du film, le gros point fort est qu'il évite de traiter avec caricature ce sujet. Le choix d'un hétérosexuel comme personnage principal en est la preuve, le trait est un peu forcé avec Ron (cowboy - homophobe) mais il y a une vraie diversité du côté des malades : hétéro, homo, jeune, vieux, homme, femme... le film ne stigmatise pas et ça crédibilise son propos.

L'histoire est déroulée de manière surprenante, le compteur de 30 jours est ici une fausse piste car le but n'est pas de nous raconter comment Ron va finir ses jours mais comment il va combattre la maladie et quels obstacles vont se dresser devant lui...

Le film pointe l'immoralité d'un système de soins dominé par les lobby et ou l'intérêt des patients ne semble que secondaire derrière la course au profit et à la primeur d'un médicament miracle permettant de damer le pion à la concurrence.

Le Docteur Eve Saks incarne le médecin tiraillé entre sa vocation et les obligations imposées par sa hiérarchie, loin du cliché d'un docteur idéaliste près à sacrifier sa carrière - son amitié avec Ron dégagé de toute romance en est encore plus forte. 

Le film ne passe pas non plus sous silence la sexualité des personnages atteints par le VIH, ce qui vaut des scènes très pesantes ou on se demande si Ron va prendre le risque de contaminer l'autre ou pas..

Les personnages ne sont pas des saints ainsi Ron cumule les addictions : alcool, sexe, drogue mais il trouvera au final dans le Dallas Buyers Club une vraie communauté et un soutient dans sa maladie. A voir donc^^

Bande Annonce :



3 juil. 2013

The Cabin In The Woods [Drew Goddard]

En voilà un film qui me tentait depuis pas mal de temps ! La faute au casting et aux auteurs plus qu'au pitch car les films d'horreurs, sur le papier, c'est pas ma tasse de café.

Au scénario, on retrouve Joss Whedon et Drew Goddard, j'ai une tendresse particulière pour ce dernier car il a écrit quelques uns de mes épisodes favoris sur les dernières saisons de Buffy et Angel.

Au casting des têtes connues des fans du Buffyverse : Amy Acker et Tom Lenk, mais également une brochette d'acteurs que j'apprécie beaucoup à savoir : Richard Jenkins et  Bradley Whitford. [Accessoirement et pour mettre un peu de parité Kristen Connolly et Anna Hutchison sont également présentes]




L'histoire :

Un groupe de 5 étudiants part faire la fiesta pour un week-end dans une maison au fin fond de la forêt. Ils n'ont aucune idée de ce qui les attend dans cette maison et en-dessous...

Alléchant n'est-ce pas... ?

Mon avis :

Je craignais de me retrouver devant un truc ultra cliché et au départ il y a de ça : les scènes de fesses, les personnages caricaturaux, la romance foireuse etc... 

Dès le départ le film offre deux intrigues parallèles : celle du groupe d'étudiants qui arrive dans la fameuse cabane et celle d'un groupe de chercheurs qui semblent préparer un mauvais truc mais qui sont quand mêmes bien allumés du casque... (la scène du pari sur la façon de mourir est assez poilante^^)

Ce qui est très réussi dans le film c'est de positionner au départ les personnages comme des clichés (la blonde, l'intello, la jeune fille timide et déçue par l'amour, le sportif) qu'on retrouve dans beaucoup de films d'horreurs mais de rapidement nous montrer que quelque chose cloche, l'exemple de Jules est le plus parlant (qui en se teignant les cheveux devient "le cliché" de la blonde à cause d'une substance chimique) ou encore Dana la "fausse vierge"...

Les clichés sont rapidement déconstruits pour finalement révéler un environnement ou tout est fait pour influencer leurs choix.

Ma culture série ayant été fortement influencée par le buffyverse, je trouve dans ce film quelques points communs : la thématique du choix, jusqu’où faut-il aller dans le compromis avec le mal pour le contenir ? La fin en "cassant la baraque" est également un joli clin d'oeil à la fin d'Angel, les fans comprendront.

On retrouve de l'humour tout au long du film, d'un certain point de vu ça dessert les scènes d'horreurs car la tension s'en retrouve amoindrie mais au final ça passe quand même.

Une bonne surprise, un bon casting (avec une guest surprise à la fin), l'humour très reconnaissable de Whedon, bref j'ai passé un excellent moment !

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9 juin 2013

Take Shelter [de Jeff Nichols]

Tout d'abord merci à Kronik Marsiennes de m'avoir fait découvrir Take Shelter ! Si on ajoute Mud et The Iceman, je crois que ma connaissance de la filmo de Michael Shannon vient de faire un pas de géant^^


Take Shelter est un film sorti début 2012, signé Jeff Nichols avec au casting Michael Shannon, Jessica Chastain, Tova Stewart et Shea Whigham.

L'histoire :

Curtis est un père de famille et un époux des plus ordinaires. Du jour au lendemain, il commence à faire des cauchemars lui annonçant l'arrivée d'une tempête gigantesque...

Etant donnée les antécédents de sa famille, tout porte à croire qu'il est victime de délires hallucinatoires.

En parallèle de sa perte progressive de contrôle, Curtis poursuit la construction d'un abri anti-tornade afin de protéger sa famille.

Avis :

Excellent film ! Pleins de choses positives à retenir ! 

Le personnage de Curtis est très très bien joué par Michael Shannon, on doute comme les personnages : est-il vraiment malade ? ou bien victime de visions prémonitoires ?

Le film instille brillamment le doute, ses antécédents penchent du côté de la maladie mentale mais certains éléments renvoient au contraire à l'autre théorie, notamment (et je reste très général pour ne spoiler personne) la fixation que fait Curtis sur la construction de son abri anti-tornade et sur la protection de sa famille à tout prix ou encore son étonnante lucidité quand il évoque sa condition...

En terme de symbolique, l'abri peut-être vu de deux façons : comme une protection pour Curtis et ses proches mais il représente également un isolement complet du monde extérieur et une volonté d'aller au bout de son "délire" ! 

Cet isolement atteint son paroxysme quand sa femme essaie de le reconnecter à un semblant de vie social et que tout part en live, avec sa diatribe très émouvante ou on est effrayé par sa folie ou la puissance de sa conviction...

Plus le film avance et plus le spectateur se construit son avis : les mauvaises décisions (à la banque, au travail), la rupture de relations pourtant fondamentales à l'équilibre d'une personne (son frère, Dewart), le poids de la maladie de sa mère, tout cet ensemble fait que nous commençons à être certain que Curtis est en train de complètement dérailler...

La relation entre Curtis et sa fille est également très réussie, celle-ci est atteinte de surdité et le parallèle est fait tout au long du film entre l'intrigue du père et celle de la fille (dans son cas, une opération pour poser un implant auditif qui lui permettrait se lier aux autres enfants) et les deux se nouent lors de la scène finale...

La grande puissance du film réside aussi dans les 30 dernières minutes : nous avons une fin en deux temps, qui donne à la fois raison aux deux possibilités...

Et puis vient la dernière minute : qui change tout, suspens maximal ! [Mais pour savoir ce qu'il se passe, va falloir regarder cet excellent film !]

La Bande Annonce :

6 janv. 2013

Clap de Fin... sur 2012 !

Je n'adopterais pas comme bonne résolution de poster davantage sur ce blog en 2013, c'est une cause désespérée mais j'en profite pour vous souhaiter mes meilleurs voeux et faire un retour sur l'année passée ou je m'étais fixé un objectif honorable voir 1 film par semaine. Résultat des courses (après un long silence gênant) : 32 films vus au ciné en 2012.

On va les diviser en catégorie :

- Les Films que tu vas voir pour faire plaisir à des amies mais qui se révèle être une vraie torture, sont nommés :

Magic Mike, de Steven Soderbergh (la précision me semble importante xD). Plus qu'un avis, le résumé se suffit en lui-même : "Magic Mike est un strip-teaseur de longue date. Il prend sous son aile Adam, un jeune danseur qui débute dans le métier, durant un été de fêtes...Ce que Magic Mike ne sait pas c'est que Adam a une sœur, une sœur qui va peut-être chambouler sa vie de strip-teaser..." Un  de ces traumatismes cinématographiques dont on ne se remet jamais vraiment... 

Stars 80, de Frédéric Forestier et Thomas Langmann. Le revival du revival des stars de la chanson française des années 80. Au premier visionnage la corde nostalgique fait passer la pilule mais c'est pas vraiment ce que je cherche à voir quand je vais au ciné.

- La Catégorie Films dont j'attendais beaucoup et ou j'ai été déçu :

Men In Black 3, The Amazing Spider Man et J. Edgar. Les deux premiers sont les symboles qu'on essaie d'user jusqu'à la corde certaines franchises, je vise surtout le nouveau Spider Man ou je ne vois pas du tout l'intérêt de faire un remake du premier film qui a à peine 10 ans et au delà de ça je ne trouve pas qu'Andrew Garfield soit un bon choix pour le rôle...

Le film de Clint a été une déception, mes souvenirs sont loin mais le rythme était assez lent et le parti pris de mettre en avant la relation entre J. Edgard Hoover et son adjoint Clyde Tolson m'a surpris. Je pense que pour un homme qui a dirigé le FBI pendant 50 ans, il y avait autre chose à raconter.

- La Catégorie "Plaisir Coupable" :

Les Infidèles, un film très irrégulier avec certains sketches très lourd mais je me suis bien éclaté devant certains, à savoir "Les Infidèles Anonymes" et "Las Vegas" et le duo Dujardin Lellouche marche bien.

The Expendables 2 : Qu'attendre de ce genre de films ? Offrir du divertissement pur qu'on oubliera aussitôt la salle de ciné sortie et en cela le film atteint son objectif. L’auto parodie de Chuck Norris est quand même bien poilante, bon par contre JCVD qui *joue le vilain qui s'appelle Vilain* n'est toujours pas allé prendre des cours de comédie.

- La Catégorie "Je file voir des films romantiques en douce" (mais j'assume pas) :

Paris Manhattan : Petite comédie romantique bien sympa avec Patrick Bruel et Alice Taglioni et en guest star Woody Allen en guide de vie d'Alice.

Des Vents Contraires : Ça se passe en Bretagne, bon d'accord c'est pas la seule chose à retenir [les paysages sont magnifiques], c'est avec Benoit Magimel [ça se passe près de Saint Malo] qui interprète un écrivain en phase de reconstruction après la disparition de sa femme [mais le tournage a eu lieu entre Saint Malo, Dinard et Saint Lunaire, les 3 villes sont superbes] et qui quitte Paris pour venir s'installer en Bretagne [le début de la sagesse ^^]. Film à fleur de peau, variété de conflits à régler avec le passé (son père, sa femme), le présent (ses enfants, l'élève de l'auto-école) et l'avenir (son boulot, son mode de vie) une excellente découverte. [Plus d'infos sur cet article]


- Catégorie "Science-Fiction / Fantastique" :

Chronologiquement : Lock OutThe Avengers, Dark Shadows, Prometheus, The Dark Knight Rises, Abraham Lincoln Vampire Hunter, Looper et The Hobbit.

J'ai déjà parlé de Looper, récemment The Hobbit a été un bon divertissement le plaisir de retrouver la Terre du Milieu passé le film a quelques défauts (l'abus d'effets spéciaux pas très crédible) et est plus destiné aux enfants mais j'irais le revoir une deuxième fois pour me forger un avis plus définitif.

The Dark Knight Rises offre une bonne conclusion à là trilogie malgré ce pincement de ne pas y voir Heath Ledger.

- Catégorie "Les Banquiers sont vos Amis" :

Seul et unique film Margin Call, de Jeffrey C. Chandor . C'est avant tout le casting qui m'a motivé pour ce film : Kevin Spacey, Zachary Quinto, Stanley Tucci, Mary McDonnell et Simon Pegg.

Huis clos se passant dans les bureaux d'une multinationale, angoissant et instructif sont les mots qui me viennent pour parler de ce film, il peut rebuter car le jargon des traders est complexe et une conclusion sans appel et prévisible : l'argent roi, religion des temps modernes, devenu à ce niveau là plus virtuel qu'autre chose...

- Catégorie "Divers Coups de coeurs" :

La Chasse de Thomas Vinterberg, avec Mads Mikkelsen. J'en ai un peu parlé ailleurs, difficile comme sujet mais bien traité et la fin est particulièrement glaçante. (je développe pas plus pour ne pas spoiler)

Argo : de Ben Affleck, avec un de mes acteurs fétiches John Goodman. Film retraçant un fait réel mais ou le suspens est insoutenable (l'exfiltration des otages est très éprouvante pour les nerfs) et ou l'humour est de manière surprenante au rendez-vous (cf toute la partie à Hollywood pleine d'auto-dérision)

Hitch : de Sébastien Grall , merci au Festival du Film Britannique de Dinard :
"Eté 1962. Le bureau d’une major hollywoodienne. Un cadavre. Un Français sur le gril. Le début d’un malentendu... ou la fin. Les auteurs revisitent une des rencontres les plus fameuses du cinéma, celle d’Alfred Hitchcock et François Truffaut. Qu’avaient donc à se dire le maître du suspense et le jeune chef de file de la Nouvelle Vague ?"
Ça passe très vite et ça repose plus sur le jeu d'acteurs qu'autre chose mais un excellent divertissement et qui a eu le don de m'initier tout doucement à deux cinéastes inconnus au bataillon chez moi : François Truffaut et Alfred Hitchcock.

Je poste peu, mais si on mesurait au nombre de ligne je pense que l'objectif 2013 est atteint xD Il reste quelques films dont je n'ai pas parlé (on peut pas se souvenir de tout^^) mais il est temps de finir ici ce pavé interminable !

Be seeing you !

4 nov. 2012

Looper de Rian Johnson


Retour aux sources avec un film traitant du voyage dans le temps "Looper", sortie en salle le 31 Octobre 2012.

Aux manettes, on retrouve Rian Johnson et au niveau du casting Bruce Willis, Joseph Gordon-Levitt, Emily Blunt, Paul Dano et Jeff Daniels.
Résumé
"Dans un futur proche, la Mafia a mis au point un système infaillible pour faire disparaître tous les témoins gênants. Elle expédie ses victimes dans le passé, à notre époque, où des tueurs d'un genre nouveau (les «Loopers») les éliminent. Un jour, l'un d'entre eux, Joe, découvre que la victime qu'il doit exécuter n'est autre que... lui-même, avec 20 ans de plus. La machine si bien huilée déraille..."


Ce film est mon coup de coeur du moment, bien sur ce qui a titillé mon intérêt est le voyage dans le temps mais le film trouve sa richesse ailleurs.

Une richesse visuelle : le Film regorge de détails qui renforce son ancrage dans un futur pas si lointain (la moto, les flingues, les drogues, les tickets pour donner l'heure, la télékinésie du pauvre xD), la réalisation qui à chaque moment crucial nous projette dans le un futur (What if le jeune Joe avait tué son moi du futur et accompli sa mission ou encore si la mère de Cid se fait tuer...). 

Mais aussi des personnages bien complexes : Joe "du présent", tueur professionnel - drogué, obsédé par l'argent (il sacrifie son meilleur ami pour sauver son blé avec au passage la scène de la mort de Seth absolument horrible) qui trouve un semblant de réconfort avec une prostituée, ou encore Sara qui a abandonné son fils bébé, qui se sent responsable de la mort de sa soeur et vit recluse à la campagne et bien entendu le Joe du futur, qui après avoir perdu sa femme, perd les pédales et part dans une quête meurtrière dans le passé qui finalement pourrait (ou pas) être responsable de la création du Maître des Pluies (aka l'homme qui renvoi tous les loopers dans le passé afin qu'il soit exécuté)

Il y a certains passages de l'histoire qui sont prévisibles (Joe/Sara, mais on passe très vite dessus et c'est très bien) et quelques idées géniales, je pense à la relation Joe/Old Joe avec cette connexion en temps réel que les deux personnages partagent qui est très réussie et ou l'on ressent la détresse des deux : le Joe du présent qui cherche à combattre son moi du futur pour simplement pouvoir vivre sa vie et son moi du futur qui lui pense oeuvrer pour le bien commun en tuant le futur Maître des Pluies alors qu'il n'est qu'un enfant...

Je renvoi vers ce lien, qui explique les différentes "boucles" présentent dans le film.

Une bonne surprise et un des meilleurs films de SF que j'ai vu depuis le début d'année.

9 juil. 2012

La Part des Anges

Après avoir vu la BA de ce film il y a quelques semaines j'ai tout de suite eu envie d'allez voir de quoi il retournait (l'argument Whisky a été décisif^^) et j'admets mon inculture mais Ken Loach je connais seulement de nom...


Rapidement il s'agit d'un film britannique qui est sorti le 27 Juin 2012, il a reçu le prix du jury au Festival de Cannes. Les acteurs principaux sont Paul Brannigan (Robbie), John Henshaw (Harry), Gary Maitland , William Ruane et Jasmin Riggins.

Le film commence avec une scène au tribunal ce qui nous met tout de suite en situation : 4 jeunes comparaissent une nouvelle fois et sont condamnés à des travaux d'intérêt général. Pour le personnage principal Robbie (futur jeune père de famille), il s'agit de sa dernière chance à la fois pour rester avec sa petite amie mais également pour éviter la prison.

Nos 4 loustiques sont pris en main par Harry lors de leurs TIG, à cette occasion ils visitent une distillerie de whisky qui va servir pour Robbie d'un véritable tremplin pour sortir de son "impasse sociale".

Ce film c'est aussi un hymne à un pays que je ne connais pas : l'Ecosse, donc le whisky (ok là j'avoue une inclinaison^^), les paysages superbes, les kilts tout y passe, et cela offre des scènes absolument énormes dans le film xD

Il s'agit d'une chronique sociale qui traite de combien il est difficile de s'extraire de sa condition, Robbie est fils de parents délinquants, véritable conséquence d'un système judiciaire qui ne peut pas toujours prendre en compte l'impact sur la vie future des enfants des gens qu'ils condamnent.

Pendant une grande partie du film, le sort semble s'acharner sur lui : rejeté par sa belle famille, rattrapé par d'anciens amis peu fréquentables, impossibilité de trouver du travail dans sa ville, tout semble le pousser droit dans la récidive.

Le film se finit sur un happy-end que je considère partiel, Robbie réussi à s'extraire de cette voie sans issue, il décroche un boulot qu'il apprécie et dispose d'une somme d'argent conséquente qui lui permet d'asseoir sa situation et celle de sa famille, l'ultime pirouette étant que c'est grâce à ses dons de voleur que le personnage réussit à s'en sortir.

Et je précise partiel car la dernière scène avec Robbie, Albert, Rhino et Mo pousse à réfléchir, à la question que ferez-vous de l'argent dont vous disposez ? (suite à la vente du Whisky) Les trois derniers semblent bien partis pour le dépenser en frivolité, plutôt que de l'utiliser comme levier pour s'offrir une vie meilleure, j'ai trouvé ça pessimiste...

Prenez le temps d'allez le voir ça vaut le détours !

La Bande Annonce :


15 janv. 2012

Perfect Sense

Alors ce film c'est toute une histoire, il va sortir en France le 28 Mars prochain et était diffusé en avant première au Festival du Film Britannique à Dinard  (en Bretagne oui oui c'est possible) en Octobre 2011, pas de bol je suis arrivé trop tard à l'époque ^^. Partie Remise...
"Deux personnes tombent amoureuses alors que le monde court à sa perte… En effet, une maladie est en train de se répandre, faisant perdre à la population toutes perceptions sensorielles."

Signé David McKenzie, avec Ewan McGregor (Mickael, le chef cuisto) et Eva Green (Susan, l'épidémiologiste; bien meilleur que la dernière fois que je l'avais vu dans le pilot de Camelot). Alors moi tout de suite ça parle de fin du monde donc ça capte mon attention.

Bien entendu j'ai bien aimé sinon j'en parlerais même pas... mais étrangement je n'ai pas aimé pour toute la dimension fin du monde car au final cette intrigue ne sert que de décors pour les deux personnages et ça parle surtout de l'urgence des sentiments des deux protagonistes alors que le monde autour d'eux est en train de prendre fin.

Le concept est génial, pas grosse de bombe atomique, pas d'effets spéciaux délirants, juste des gens ordinaires qui voient leur quotidien bouleverser par une modification de leur nature. C'est dégénératif, d'abord ils perdent l'odorat, puis le goût, puis l’ouïe pour finir par la vue. Seul le toucher reste (à la toute fin), le seul sens essentiel au final qui transcende les mots, les regards etc...

D'ailleurs tout les sentiments sont exacerbés avant la perte d'un sens que ce soit au début du film quand Susan fond en larme dans le resto de Mickael lors de leur premier "rendez-vous" on encore quand Mickael fait sa crise avec Susan dans l'appart' et qu'il se réveille seul, sans voix et sourd ou encore la scène d'orgie culinaire que j'ai trouvé atroce...

Il y a également un discours plus large sur la réaction de la population face à cette "maladie", sur les choix qui s'offrent soit "s'adapter", ou "décrocher" et sombrer dans le chaos. A ce sujet la façon dont Mickael et les cuisiniers s'adaptent pour continuer à servir les clients est remarquable. (quand les clients perdent le goût, on compense en développant l’ouïe sur les plats proposés etc)

Bref je vais pas non plus écrire un roman, c'est pas The film de l'année mais les 1h30 passe très vite ^^ A voir quand ça sortira en Mars !!


Dernière scène du film "It's Dark Now..."